Fouzi Lekjaa, dirigeant du Parti authenticité et modernité (PAM), a répondu aux accusations formulées à son encontre par le Rassemblement national des indépendants (RNI) concernant sa responsabilité présumée dans le dossier des aides accordées à l’importation des moutons destinés à l’Aïd, s’interrogeant sur le lien qui pourrait lui être attribué avec les opérations d’importation.
Lors d’une rencontre de son parti à Berkane, Lekjaa a déclaré : « Ceux qui m’accusent d’être responsable du dossier des moutons de l’Aïd, est-ce moi qui importais les moutons ? »
Il a estimé que plusieurs difficultés auxquelles sont confrontés les citoyens ne sauraient être imputées au département ministériel dont il a la charge. À titre d’exemple, il a évoqué la situation de l’hôpital provincial, dont les travaux ont connu plusieurs années de retard malgré l’inscription au budget des crédits nécessaires à sa réalisation.
« Les travaux de l’hôpital provincial de cette province sont à l’arrêt depuis plusieurs années, alors que les crédits nécessaires à sa réalisation sont inscrits au budget. Suis-je responsable de cette situation parce que je suis au ministère du Budget ? », a-t-il lancé.
Selon Fouzi Lekjaa, ces dossiers reflètent les préoccupations quotidiennes des citoyens et nécessitent des réponses claires ainsi que des solutions concrètes. Il a expliqué que la décision du PAM de soulever la question des moutons de l’Aïd s’inscrivait dans cette logique, plaidant pour que ces problématiques figurent parmi les priorités de la prochaine action gouvernementale.
« Nous leur avons dit qu’il fallait traiter ces questions parmi les priorités de la prochaine action gouvernementale. Qu’y a-t-il de dérangeant là-dedans ? Ce sont des problèmes que les Marocains soulèvent chaque jour. Nous voulons des réponses franches et un traitement politique et méthodique, fondé sur un travail continu, afin de les résoudre », a-t-il affirmé.
Lekjaa s’est également interrogé sur le changement de ton à son égard depuis son adhésion au PAM. « Je me demande comment les éloges dont je faisais l’objet avant de rejoindre le parti se sont transformés en critiques qui ne reposent sur aucun fondement », a-t-il déclaré, faisant allusion à ce qu’il considère comme un changement de position de la direction du RNI à son égard.
Le dirigeant du PAM a par ailleurs estimé qu’entrer dans des « polémiques » durant la campagne électorale n’était « pas utile », jugeant plus important de présenter des programmes et de respecter les engagements pris devant les électeurs.
Il a assuré que le PAM entendait tenir les promesses formulées auprès des électeurs, avant d’adresser une pique à ses adversaires politiques : « Je ne parlerai pas de la sanction en cas de non-respect des promesses, car certains ont fait des promesses en 2021 sans les tenir, et la sanction n’est pas tombée, parce que les Marocains sont des gens bien élevés. »
Ces propos font écho à une ancienne déclaration de Rachid Talbi Alami, dirigeant du RNI, qui s’était engagé à respecter les promesses électorales formulées par son parti lors des élections de 2021, affirmant qu’en cas de non-respect de ces engagements, les Marocains auraient le droit de « le lapider à coups de pierres ».






