À trois semaines des élections législatives du 23 septembre 2026, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) a présenté son programme électoral lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 2 septembre à Rabat. Le secrétaire général du parti, Nabil Benabdallah, a exposé les grandes orientations d’un projet articulé autour de quatre défis majeurs : la situation socio-économique, la moralisation de la vie publique, les enjeux géopolitiques et la transition climatique.
Dressant un bilan critique de la mandature sortante, la direction du PPS s’est appuyée sur les mouvements sociaux récents — notamment les contestations des étudiants en médecine, des professionnels des médias et des rassemblements sectoriels — pour pointer des carences dans la gestion des dossiers prioritaires. Le parti identifie la perte de pouvoir d’achat, le chômage, les retards de déploiement de la couverture médicale universelle et la persistance des conflits d’intérêts comme les principaux freins à la dynamique nationale.
Pour répondre à ces dysfonctionnements, le PPS propose une feuille de route axée sur plusieurs engagements institutionnels et économiques :
Moralisation de la vie politique : Signature obligatoire d’une charte d’engagement éthique par l’ensemble des candidats du parti pour lier l’exercice du mandat à la reddition des comptes.
Évaluation de l’action publique : Instauration d’outils de mesure axés sur l’impact réel des politiques gouvernementales sur le quotidien des citoyens, au-delà des seuls indicateurs chiffrés.
Transparence économique : Renforcement de la lutte contre l’économie de rente, le cumul des mandats incompatibles et l’enrichissement illicite.
Politiques sociales : Revalorisation du pouvoir d’achat, soutien à l’emploi des jeunes et refonte des mécanismes d’intégration sociale.
En se positionnant comme une force de gauche réformatrice, le PPS entend promouvoir une gouvernance fondée sur la rigueur institutionnelle et la restauration de la confiance entre le citoyen et les instances élues.





