Avec 17 listes sur la ligne de départ pour seulement trois sièges au Parlement, la circonscription électorale de Mohammedia s’impose comme l’un des points chauds des législatives 2026. Dans ce fief industriel réputé pour sa grande volatilité électorale, aucune formation ne peut prétendre partir favorite : les scrutins passés ont amplement prouvé que l’ancrage local prime sur les certitudes nationales.
Une circonscription coutumière des séismes politiques
L’histoire récente de Mohammedia témoigne d’une reconfigurations permanente des forces en présence :
• Le séisme de 2021 : Après avoir régné en maître en 2016 avec plus de 27 000 voix, le PJD s’était effondré à 2 638 suffrages, perdant toute représentation. C’est le RNI qui s’était emparé de la tête du scrutin (24 401 voix), flanqué d’une remontée spectaculaire de l’Istiqlal (passé de 2 000 à plus de 14 000 voix) et du PAM.
• Le défi de 2026 : Ces basculements rapides prouvent qu’aucun siège n’est sanctuarisé. Si le RNI réinvestit Hicham Aït Menna et l’Istiqlal Saïd Tadlaoui, le PAM passe le témoin à Mohamed Amine El Atouani.
Les forces en présence
Face au trio sortant, la concurrence s’annonce féroce. Pas moins de 14 autres prétendants entrent dans l’arène :
• Les partis traditionnels en embuscade : Mehdi Mezouari (USFP), Adel Benbrahim (PPS), El Tohami El Mhamdi (PJD) et Moustafa El Houari (MP).
• La gauche et les challengers : El Hassan Yamani (FGD), Ahmed Chammouti (UC) et d’autres candidats représentant diverses sensibilités (PML, Verts, PRV, Espoir, etc.).
• L’élément disruptif : La présence d’une liste indépendante menée par Zouhair Qasmi.
Entre le retour de figures chevronnées, le mercato politique de certains candidats et la multiplicité des offres, l’électorat de Mohammedia reste totalement imprévisible. Le 23 septembre, la clé du scrutin appartiendra à ceux qui sauront transformer leur ancrage de terrain en mobilisation effective dans les urnes.






