La compétition politique monte d’un cran à l’approche des législatives du 23 septembre. De passage à Dakhla ce samedi pour une rencontre militante, Aziz Akhannouch, chef du gouvernement et ancien président du Rassemblement national des indépendants (RNI), a vivement critiqué la stratégie de recrutement de son partenaire de coalition, le Parti authenticité et modernité (PAM).
Cette prise de parole intervient quelques heures seulement après l’annonce par Fatim-Zahra Mansouri, coordonnatrice de la direction collégiale du PAM, de l’intégration au bureau politique de son parti du ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, et du président de la région Dakhla-Oued Ed-Dahab, Khattat Yanja (ex-Istiqlal).
« Nous ne sommes pas dans un mercato »
S’adressant aux cadres et militants du RNI réunis dans le chef-lieu du Sud, Aziz Akhannouch a ironisé sur ce qu’il qualifie de ralliements opportunistes. « Certains concurrents sont restés inactifs pendant cinq ans et attendent le dernier moment pour chercher des noms et boucler leurs listes », a-t-il lancé, avant d’ajouter : « Nous ne sommes pas dans un mercato. Ceux qui ont un bilan le montrent sur le terrain. »
Pour le leader du RNI, la préparation d’une échéance électorale ne saurait se résumer à une sélection de personnalités ou de ministres de dernière minute. Un parti politique, a-t-il rappelé, s’appuie d’abord sur un travail de terrain continu et une proximité quotidienne avec les citoyens.
Un ancrage militant face aux figures individuelles
Déroulant la feuille de route du RNI, Aziz Akhannouch a vanté l’appareil organisationnel de sa formation, forte de ses « dix mille élus et centaines de milliers d’adhérents », la présentant comme un réservoir naturel de compétences. Selon lui, le choix des électeurs se portera avant tout sur des programmes et des projets structurés plutôt que sur des individualités.
Dakhla, épicentre des manœuvres électorales
L’étape de Dakhla prend une dimension toute particulière dans ce contexte d’avant-campagne. En investissant Khattat Yanja dans cette circonscription très convoitée, le PAM entend renforcer sa présence dans les provinces du Sud.
En riposte, le déplacement de la direction du RNI, emmenée par Aziz Akhannouch et le président du parti Mohamed Chaouki, marque la volonté de la formation à la Colombe de défendre son ancrage local. La bataille électorale dans la région s’annonce ainsi comme l’une des plus disputées du prochain scrutin.






