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Maroc : Un an après son lancement, le projet du Pôle Technologique fixe ses cap jusqu’en 2040

Un an après le lancement du projet de Pôle Technologique, le ministère de l’Équipement et de l’Eau a dressé le bilan des progrès réalisés dans ce chantier stratégique. Il a également dévoilé la feuille de route future qui s’étendra jusqu’en 2040, dans le cadre d’une orientation visant à renforcer les capacités nationales dans les domaines de l’équipement, de l’eau et de l’ingénierie publique, ainsi qu’à consolider la souveraineté technologique et scientifique du Royaume.
Le ministère a expliqué que ce projet s’inscrit dans les Hautes Orientations Royales qui ont fait de la souveraineté un choix stratégique. Il répond simultanément aux mutations technologiques rapides, aux défis climatiques et à l’évolution des normes internationales, en plus du besoin de former des compétences nationales capables d’accompagner les grands chantiers, en faisant de la recherche appliquée, de l’innovation et du savoir-faire technique des piliers du développement durable.
Le Pôle Technologique repose sur la mutualisation des efforts des différentes institutions sous la tutelle du ministère. Il rassemble ainsi le ministère de l’Équipement et de l’Eau, l’École Hassania des Travaux Publics (EHTP), le Conseil d’Ingénierie et de Développement (CID) et le Laboratoire Public d’Essais et d’Études (LPEE), dans le but de transformer les priorités publiques en capacités scientifiques et techniques avancées.
Le ministère a indiqué que le projet a débuté par une phase d’autodiagnostic en 2022, ayant permis d’identifier les principaux défis liés au développement du capital humain, à la modernisation des modes de gestion, au transfert d’expertise et au renforcement de la synergie entre les diverses composantes de son écosystème technique.
Sur le plan de la formation, le ministère a confirmé qu’il travaille à la modernisation de l’École Hassania des Travaux Publics et au renforcement des instituts de formation spécialisés, parallèlement au développement de la recherche scientifique appliquée. L’objectif est de former des ingénieurs et des techniciens qualifiés pour répondre aux exigences des métiers de demain et accompagner les grands projets du Royaume.
Le projet prévoit également la création de cinq instituts spécialisés au sein du Pôle Technologique, dédiés aux domaines de la transformation numérique, de la sécurité hydrique, des technologies avancées, des techniques de simulation d’infrastructures et de territoires, ainsi qu’à l’appui à l’innovation, à la recherche appliquée et au développement de modèles mathématiques et d’outils numériques. Ces instituts constitueront des plateformes nationales de production de savoir et de développement de solutions technologiques.
De plus, le projet comprend la construction d’une Tour Scientifique abritant des laboratoires modernes, des plateformes technologiques, des espaces de recherche, d’innovation et de formation, ainsi que des équipements de pointe incluant une salle blanche, un espace dédié aux technologies quantiques, un centre de données (datacenter), et des infrastructures de cloud computing, de cybersécurité, d’ingénierie des données et de photogrammétrie, renforçant ainsi les capacités du Royaume en matière de recherche, d’expérimentation et de qualification scientifique.
En matière de gouvernance, le ministère a souligné la création d’un Groupement d’Intérêt Public (GIP) pour le Pôle Technologique, suite à la publication au Bulletin Officiel de la décision portant sa création et sa gestion, afin d’unifier les ressources, de coordonner les projets, de développer les partenariats et d’adopter des mécanismes de gouvernance efficaces et transparents.
Enfin, le ministère a confirmé que la mise en œuvre du projet se fera de manière progressive jusqu’en 2040, soutenant ainsi la recherche appliquée, l’innovation, la veille technologique et le transfert de connaissances au service des politiques publiques et des secteurs stratégiques. Le Pôle Technologique constituera à l’avenir un espace national réunissant les administrations publiques, les institutions de recherche, l’expertise technique et le secteur privé, contribuant ainsi au renforcement de la souveraineté technologique et hydrique, à la résilience des infrastructures et à la compétitivité de l’économie nationale.

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