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Séisme politique à Témara : Claquement de porte massif au sein de l’INDH

Le conseil communal de la ville de Témara a été secoué par une nouvelle crise politique et administrative. Quatre conseillers communaux, siégeant en tant que représentants du conseil au sein du comité local de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), ont annoncé leur démission officielle et publique de ce comité. Ils protestent contre ce qu’ils qualifient d’« exclusion systématique, d’opacité et de manque de communication ».

Dans une déclaration exclusive accordée a Belpresse, Jamaleddine Azam, membre du parti de l’Union Constitutionnelle (UC) et l’un des conseillers démissionnaires, a révélé les coulisses de cette décision choc. Il a pointé directement du doigt la chef de la division de l’action sociale (DAS) à la préfecture de Skhirat-Témara.

Le porte-parole a expliqué à Belpresse que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été l’exclusion des membres du comité local de Témara de la cérémonie de commémoration du 21e anniversaire du lancement de l’INDH, initiée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2005.

Pour le conseiller, le fait qu’aucune invitation ne leur ait été adressée pour la deuxième fois consécutive n’est pas une simple « erreur administrative », mais un « acte délibéré ». Selon ses termes, cet acte est orchestré par « des parties au sein de la préfecture qui n’ont aucun intérêt à voir les élus et les membres du comité local présents ».

Des accusations de gestion clientéliste et d’opacité

Il a ajouté, non sans étonnement : « Comment est-il concevable que nous travaillions toute l’année à étudier et examiner les projets, pour ensuite être écartés de la cérémonie officielle, alors que la salle était comble de personnes étrangères au secteur du développement humain ? »

L’élu démissionnaire a adressé de vives critiques à la responsable de la DAS de la préfecture, affirmant qu’elle nourrit une « animosité personnelle » envers les membres du conseil. Il a décrit la division sous sa direction comme une sorte de « domaine privé », soulignant une rupture totale de communication de sa part avec les associations, les médias et les conseils élus, contrairement à sa prédécesseure qui était toujours ouverte au dialogue.

Le porte-parole a poursuivi en affirmant que la chef de division s’appuie sur la logique des « allégeances » pour choisir les bénéficiaires : « Elle sélectionne les associations et les coopératives qu’elle veut. Quiconque ne suit pas sa ligne est mis sur liste noire, tombe en disgrâce et se voit même interdire de poser des questions au sein du service ».

Dans le même ordre d’idées, le conseiller a lancé une véritable bombe concernant la gestion et la distribution des subventions de l’INDH. Il a affirmé qu’une opacité délibérée entoure les appels à projets, qui ne sont pas affichés publiquement. En conséquence, le bénéfice de ces aides se limite à chaque fois à seulement deux ou trois associations, privant ainsi un large tissu d’associations locales d’un soutien financier crucial.

Il a également mis en doute l’exactitude des rapports que la chef de division transmet aux autorités provinciales, affirmant que les conseillers démissionnaires sont prêts à fournir des détails précis, chiffres et témoignages vivants d’associations lésées à l’appui, pour révéler la réalité du terrain.

En conclusion de sa déclaration à Belpresse, le responsable a souligné que l’INDH est une « ligne rouge qui ne doit pas être politisée ni manipulée ». Face à cette situation qu’il qualifie de « floue », il a lancé un appel urgent au Gouverneur de la préfecture de Skhirat-Témara, en sa qualité de président du comité préfectoral de l’INDH, pour qu’il intervienne immédiatement et ouvre une enquête urgente afin de faire la lumière sur l’exclusion des membres locaux et de fouiller dans les coulisses de la gestion et de la distribution des subventions et projets de l’Initiative dans la région.

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