Le chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch a présidé, ce jeudi à Rabat, les travaux du premier conseil d’administration du Groupement sanitaire territorial de la région Rabat-Salé-Kénitra, dans le cadre de la poursuite de la réforme du système national de santé et du renforcement de la gouvernance territoriale du secteur.
Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, cette réunion a été marquée par l’approbation de l’organigramme du groupement sanitaire territorial, de son programme d’action ainsi que de son budget pour l’année 2026, en plus de l’adoption du statut-type applicable aux professionnels de santé relevant de cette structure.
Dans son allocution d’ouverture, Aziz Akhannouch a souligné que la création des groupements sanitaires territoriaux s’inscrit dans la vision portée par le Roi Mohammed VI en faveur d’une réforme globale du secteur de la santé, fondée sur la complémentarité entre les différents établissements hospitaliers à l’échelle régionale, à travers un programme médical intégré tenant compte des spécificités territoriales et visant à améliorer la qualité des services de santé.
Le chef du gouvernement a affirmé que le Groupement sanitaire territorial de Rabat-Salé-Kénitra constituera un levier stratégique pour restructurer l’offre de soins au niveau régional, grâce à une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur et à la consolidation des principes de proximité et d’efficacité, renforçant ainsi le positionnement de la région comme pôle médical de référence à l’échelle nationale et continentale.
Au cours de cette réunion, le directeur général du groupement sanitaire territorial, Ibrahim Lekhal, a présenté un exposé détaillé sur les aspects organisationnels et financiers du projet, comprenant le programme d’action, le projet de budget 2026 ainsi que plusieurs mesures destinées à améliorer la coordination entre les établissements de santé et à renforcer la qualité des prestations offertes aux usagers.
Les participants ont également insisté sur l’importance d’accélérer la mise en place d’un système d’information sanitaire intégré, destiné à améliorer la gouvernance, le suivi des parcours de soins et la gestion des ressources sanitaires de manière plus efficiente, tout en fournissant des données précises pour soutenir la prise de décision.
Ce projet concerne une région comptant près de cinq millions d’habitants, dans un contexte marqué par une demande croissante en services de santé et une pression accrue sur les infrastructures et les ressources humaines du secteur.
Cette nouvelle étape intervient après les résultats jugés positifs de l’expérience pilote menée dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, notamment en matière d’amélioration des parcours de soins et de coordination entre les établissements sanitaires.






