Malgré des années de travail sur le terrain et de campagnes internationales, les mines terrestres et les munitions non explosées continuent de représenter un danger silencieux menaçant la vie des civils dans plusieurs zones du Sahara. La mission des Nations Unies (MINURSO) a récemment mis en garde contre la persistance de ces menaces dans plusieurs points sensibles, incluant les provinces du Sud.
Cette alerte onusienne coïncide avec la célébration de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines. À cette occasion, la ville de Laâyoune a accueilli une rencontre symbolique mettant en exergue les défis persistants du déminage. Placée sous le slogan « Investir dans la paix, investir dans le déminage », cette initiative souligne le lien indissociable entre sécurité et développement.
Dans un message officiel, le Secrétaire général António Guterres a exhorté la communauté internationale à renouveler son engagement envers les conventions d’interdiction des mines antipersonnel, jugeant cette démarche indispensable à la stabilité des zones de conflit. Il a également insisté sur la nécessité, pour les États s’étant retirés de ces accords, de réintégrer ce cadre juridique pour soutenir l’action des Nations Unies.
De son côté, Alexander Ivanko a souligné les missions vitales des équipes spécialisées, dont l’action se déploie tant par des opérations de prospection et de déminage que par des campagnes de sensibilisation auprès des populations locales. Ces efforts visent prioritairement à réduire les pertes humaines et à garantir des conditions de sécurité optimales.
Au-delà des discours protocolaires, cet événement a permis d’insister sur l’impératif de coordination entre les différents acteurs. Les intervenants ont affirmé que l’accélération du déminage repose sur l’intégration des efforts de terrain et le partage d’expertise. Des supports pédagogiques et des spécimens de mines ont été présentés au public pour ancrer une véritable culture de la prévention.
Pourtant, alors que ces efforts se poursuivent, une interrogation de taille subsiste : comment transformer durablement ces zones de danger en espaces de vie sécurisés ? La question reste entière face à des engins de mort qui ne distinguent pas le temps de guerre du temps de paix, maintenant les populations civiles sous une menace permanente.






