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Le coordinateur de la pétition contre l’heure GMT+1 annonce sa date de dépôt au gouvernement

Le débat autour de l’heure supplémentaire (GMT+1) a refait surface au Maroc depuis le début du mois, à la suite du lancement d’une pétition en ligne appelant à son abolition, laquelle a recueilli plus de 326 000 signatures.

Face à cet engouement, les initiateurs de la campagne ont engagé des démarches légales en vue de collecter des signatures formelles, préalable au dépôt de la pétition auprès des autorités compétentes, dans une dynamique qui traduit l’ampleur du débat sociétal sur ce dispositif et ses effets sur la vie quotidienne.

Dans ce contexte, Hassan El Oudaoui, coordinateur national de l’initiative pour le retour à l’heure légale, a indiqué que l’adhésion enregistrée, tant sur le plan numérique que sur le terrain, témoigne d’un intérêt marqué des citoyens. Il a souligné que cette mobilisation a permis de relancer le débat public et d’offrir un espace d’expression autour de cette question.

Il a précisé que les procédures juridiques relatives au dépôt de la pétition ont été finalisées, annonçant le lancement officiel de la collecte des signatures physiques à partir de vendredi prochain, dans le but de faire basculer l’initiative du cadre virtuel vers un processus institutionnel encadré par la loi.

Une conférence de presse est prévue vendredi à Rabat pour annoncer le démarrage de cette phase et détailler les étapes juridiques menant à la soumission de la pétition aux autorités compétentes.

Les organisateurs prévoient, une fois le seuil requis atteint, de soumettre officiellement la pétition au gouvernement, afin qu’elle soit examinée dans le cadre des mécanismes de participation citoyenne prévus par la Constitution marocaine.

En effet, la Constitution garantit aux citoyens le droit de présenter des pétitions aux pouvoirs publics, en tant qu’outil de démocratie participative permettant d’influer sur les politiques publiques. Ce droit est encadré par une loi organique définissant les conditions et procédures à respecter.

Pour accéder au circuit institutionnel, l’initiative doit notamment passer par la plateforme nationale de participation citoyenne, constituer une commission représentative et déposer un dossier argumenté étayé par des données sociales, économiques et sanitaires.

Une fois ces conditions remplies, les initiateurs doivent réunir un minimum de 5 000 signatures valides pour les pétitions à portée nationale, avant leur examen par l’instance compétente.

Ce regain d’intérêt pour la question de l’heure supplémentaire intervient dans un contexte de division de l’opinion publique entre partisans, qui y voient un levier d’efficacité économique et de réduction de la consommation énergétique, et opposants, qui dénoncent ses effets sur le rythme biologique, notamment chez les enfants et les élèves.

Dans l’attente des prochaines étapes, le débat autour de l’heure supplémentaire devrait rester au cœur de l’actualité, à mesure que l’initiative évolue du cadre numérique vers un processus institutionnel structuré.

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