Le Parti du progrès et du socialisme a relancé le débat sur le plafonnement des prix des carburants, dans une démarche jugée offensive qui reflète l’ampleur des tensions sociales, en tenant le gouvernement pour responsable de la flambée des prix qui pèse lourdement sur les ménages marocains.
Cette prise de position intervient dans un contexte de hausse continue des prix des produits de première nécessité et des services, sur fond de perturbations internationales affectant les marchés de l’énergie. Toutefois, le parti estime que ces facteurs ne sauraient justifier l’absence d’une intervention gouvernementale efficace pour préserver le pouvoir d’achat.
Le PPS a ainsi critiqué ce qu’il qualifie de posture passive de l’exécutif, considérant que les mesures adoptées restent en deçà de la gravité de la situation, notamment au regard de l’impact sur les catégories vulnérables, la classe moyenne, ainsi que sur les petites et moyennes entreprises confrontées à des difficultés croissantes.
Selon le parti, la persistance de cette situation pourrait engendrer davantage de tensions sociales et économiques en l’absence de réponses concrètes.
Le PPS a également formulé de vives critiques à l’encontre du mécanisme de soutien accordé aux professionnels du transport, le qualifiant de mesure « sélective et isolée », dont les effets ne se sont pas répercutés sur les prix du marché malgré son coût budgétaire élevé. Il estime que ce dispositif n’a pas bénéficié à l’ensemble des citoyens et interroge son efficacité ainsi que les modalités de gestion des fonds publics.
En alternative, le parti propose une série de mesures qu’il qualifie de « courageuses », notamment le plafonnement des prix des carburants, la réduction de la fiscalité qui leur est appliquée, le renforcement du contrôle des marges bénéficiaires des entreprises, la relance de la raffinerie de la Samir, ainsi que l’intensification de la surveillance des marchés afin de lutter contre la spéculation et les pratiques monopolistiques.
Ces propositions placent le gouvernement face à un choix déterminant : répondre aux revendications sociales ou maintenir une politique que de nombreux observateurs jugent incapable de contenir la hausse des prix.






