Le Maroc a procédé au rétablissement de l’horaire officiel (GMT+1), en avançant l’heure légale de soixante minutes à partir de deux heures du matin, ce dimanche 22 mars. Cette mesure, reconduite annuellement à l’issue du mois de Ramadan, s’inscrit dans un contexte marqué par un débat récurrent sur ses répercussions sur la vie quotidienne des citoyens.
Ce retour à l’heure additionnelle intervient alors que les critiques à l’égard de ce système continuent de s’intensifier. Une pétition électronique appelant au rétablissement de l’heure légale conforme au méridien de Greenwich a ainsi rassemblé près de 100 000 signatures à la date du 21 mars.
En dépit de cette mobilisation, les autorités maintiennent leur position, mettant en avant les arguments d’ordre économique liés à l’adoption de cette mesure. Toutefois, cette dernière demeure largement contestée, en particulier depuis son extension à l’ensemble de l’année, à l’exception du mois de Ramadan.
Les détracteurs de ce dispositif soulignent les déséquilibres qu’il induit dans l’organisation du quotidien. Ils estiment que le décalage horaire perturbe le rythme biologique, avec des effets notables sur les performances scolaires et professionnelles, ainsi que sur la santé physique et psychologique.
Les signataires de la pétition mettent notamment en avant les difficultés rencontrées par les élèves et les étudiants en matière de concentration et d’assimilation des connaissances, susceptibles d’affecter la qualité de l’apprentissage. Ils évoquent également des troubles du sommeil, une fatigue accrue et des répercussions sur l’équilibre familial et les activités quotidiennes.
Dans la même perspective, une note analytique émanant du Centre africain d’études stratégiques et de la digitalisation souligne que la généralisation de l’heure supplémentaire pourrait engendrer des coûts indirects liés à la santé publique, à la sécurité routière et à l’équilibre territorial. Elle relève par ailleurs l’absence de consensus scientifique quant à l’impact réel de cette mesure sur la consommation énergétique ou sur la productivité.
Face à ces interrogations, les initiateurs de la pétition ont exprimé leur intention de saisir le Conseil économique, social et environnemental, en vue de promouvoir une évaluation approfondie des effets de ce système horaire, fondée sur des données scientifiques et intégrant les dimensions sociales, sanitaires et éducatives. Ils envisagent également d’inscrire cette question dans le débat politique, en appelant à soutenir les formations favorables à une révision du dispositif actuel.






