Le parti espagnol d’extrême droite Vox a déclenché une vive polémique politique à Madrid en lançant de sérieuses mises en garde sur une prétendue action imminente du Maroc visant à annexer les villes de Ceuta et Melilla, ainsi que les îles Canaries. Selon Vox, Rabat profiterait du soutien américain dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre le président Donald Trump et le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez.
Ces déclarations interviennent alors que les États-Unis menacent de rompre certains accords commerciaux avec l’Espagne, poussant les partis d’opposition à accuser le gouvernement de provoquer un isolement international susceptible de mettre en danger l’intégrité territoriale du pays.
D’après la presse espagnole, Vox estime que les politiques jugées « tièdes » des partis traditionnels, le Parti Populaire et le Parti Socialiste, envers le Maroc ont encouragé Rabat à formuler ouvertement des revendications sur ces territoires. Le parti affirme que « la sécurité de Ceuta et Melilla est menacée par la soumission constante du gouvernement face aux exigences du Makhzen », ajoutant que les réunions bilatérales de haut niveau évitent systématiquement de mentionner ces enclaves pour ne pas embarrasser le Maroc.
Vox prévient que le soutien américain au Royaume, considéré comme un allié stratégique de Washington, pourrait offrir une couverture politique à toute action militaire ou diplomatique soudaine sur les enclaves, d’autant que Rabat revendique d’importantes ressources maritimes au large des côtes des îles Canaries.
Ces tensions placent Madrid devant un dilemme majeur : faire des concessions politiques au Maroc sur la souveraineté de Ceuta et Melilla pour préserver ses relations commerciales avec Washington, ou adopter une posture de confrontation diplomatique face à une puissance régionale de plus en plus affirmée.






