New York, États-Unis – Lors de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme (CSW70), Naïma Benyahia, ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, a mis en avant l’expérience marocaine en matière de promotion des droits des femmes. Elle a souligné que l’engagement politique constitue le moteur essentiel de tout changement social, rappelant la vision du roi Mohammed VI, qui insiste sur la mise en place de garanties législatives permettant aux femmes d’exercer pleinement leurs droits et de participer activement au développement du Royaume.
La ministre a rappelé que la Constitution marocaine de 2011 constitue le socle fondamental en matière de parité et d’égalité. Elle a notamment évoqué l’article 19, consacrant l’égalité des droits et des libertés, ainsi que l’article 118, garantissant le droit de recours à la justice pour tous. Le Maroc a également adhéré au Protocole facultatif de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), renforçant les mécanismes de recours pour les victimes.
Mme Benyahia a présenté les réformes législatives et les mécanismes de protection déployés dans le pays. Parmi eux : l’intégration de l’approche genre dans les politiques judiciaires, l’abrogation de dispositions discriminatoires dans le Code pénal, le Code de procédure pénale et le Code de la famille, ainsi que l’adoption de la loi contre les violences faites aux femmes, accompagnée de cellules spécialisées et de procédures simplifiées de prise en charge. L’Engagement de Marrakech, véritable feuille de route nationale pour l’éradication de la violence à l’égard des femmes et des filles, complète ces efforts.
La ministre a également mis en avant les résultats probants de l’usage des technologies et de la sensibilisation numérique. La plateforme “Amane Laki” facilite le signalement des violences et l’accès à l’hébergement d’urgence. Une récente campagne nationale, sous le slogan “L’égalité dans la législation est la garantie… pour vivre en sécurité”, a touché plus de 2,2 millions de personnes sur le digital et généré près de 900 000 vues pour ses capsules de sensibilisation.
Au-delà du cadre légal, Mme Benyahia a insisté sur la nécessité d’un changement culturel, soulignant que la loi seule ne suffit pas à éradiquer les pratiques discriminatoires. Le Maroc élabore un Plan d’action national contre la discrimination, mobilise les médias et les réseaux sociaux pour déconstruire les stéréotypes, et renforce le rôle de la famille et de l’école dans l’éducation à l’égalité.
La participation marocaine a été saluée par la communauté internationale. Nahla Haidar, responsable au sein du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), a qualifié la progression du Maroc d’“exemplaire et graduelle”, soulignant l’impulsion royale dans ces avancées. Le système de protection sociale du pays a également été présenté comme un modèle avancé de consécration de l’État de droit et de justice sociale.






