La Chine a annoncé la suppression des droits de douane sur les produits en provenance de 53 pays africains entretenant des relations diplomatiques avec elle, à compter du 1er mai 2026. Cette décision marque un tournant notable dans les relations économiques entre Pékin et le continent africain.
Le Maroc figure parmi les pays bénéficiaires de cette mesure, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour le renforcement de ses exportations vers le marché chinois sous le label « Made in Morocco ».
Si l’impact direct de cette décision sur la deuxième économie mondiale devrait rester limité, ses dimensions politiques et stratégiques sont en revanche évidentes. Elle s’inscrit dans la volonté de Pékin de consolider sa présence au sein des pays du « Sud global » et de renforcer les partenariats Sud–Sud, dans un contexte de concurrence internationale accrue pour l’influence économique en Afrique.
À travers cette initiative, la Chine entend élargir son réseau de partenaires commerciaux et approfondir des relations économiques durables avec les États africains.
Selon les données disponibles, cette mesure permettra aux entreprises marocaines d’accéder au marché chinois dans des conditions préférentielles, ce qui pourrait accroître le volume des exportations nationales et réduire le déficit commercial entre Rabat et Pékin, estimé à environ 44 milliards de dollars.
Des secteurs clés de l’économie marocaine, notamment l’agriculture, l’agroalimentaire, le textile et certaines industries de transformation, devraient bénéficier de cette ouverture tarifaire sans précédent.
Cette orientation intervient alors que d’autres puissances économiques, dont les États-Unis, révisent leurs politiques commerciales en relevant les droits de douane sur plusieurs pays africains, conférant ainsi à l’initiative chinoise une dimension concurrentielle marquée dans la course aux partenariats sur le continent.






