La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc a brandi la menace d’un « programme d’escalade revendicative ouvert » pouvant aller jusqu’à la fermeture totale de l’ensemble des pharmacies à travers le Royaume, en protestation contre le principe d’ouverture du capital des officines.
Cette position intervient à l’issue d’une réunion extraordinaire tenue par le Conseil national de la Confédération, mercredi 18 février 2026 à Casablanca, pour examiner les répercussions de la récente recommandation du Conseil de la concurrence.
Dans un communiqué, la Confédération a exprimé son rejet catégorique de la proposition d’ouverture du capital des pharmacies et de la libéralisation des horaires de travail, qualifiant cette orientation de « dangereuse » et servant, selon elle, des lobbies financiers et des intérêts catégoriels étroits.
Le Conseil national a affirmé que la pharmacie « n’est pas un simple projet commercial », mais un établissement de santé régi par l’éthique professionnelle, soulignant que toute atteinte à l’indépendance du pharmacien constitue une menace directe pour la sécurité médicamenteuse et l’équilibre du système de santé national.
Il a également annoncé sa disposition à adopter « toutes les formes de mobilisation garanties par la Constitution », y compris l’organisation d’une grève nationale générale avec fermeture de toutes les pharmacies, tout en maintenant ouvertes toutes les options d’escalade sans limite de temps, jusqu’au retrait des recommandations. La Confédération a par ailleurs appelé à la constitution d’un front professionnel unifié en coordination avec les centrales syndicales et les instances représentatives.
En conséquence, la Confédération a lancé un appel urgent à l’ensemble des pharmaciens du Maroc pour « resserrer les rangs autour de leurs structures syndicales », mettant en garde contre la transformation des pharmacies en « simples commerces » orientés exclusivement vers le profit, ce qui pourrait, selon elle, déstabiliser le secteur et menacer la sécurité sanitaire du pays.
Le communiqué conclut en affirmant que la responsabilité historique des pharmaciens les oblige à se dresser « comme un rempart » contre toute tentative de remise en cause de la spécificité de la profession.






