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Charte de la majorité : Le PAM dénonce un manque de concertation dans la gestion des réformes

Le Bureau politique du Parti de l’Authenticité et de Modernité (PAM), réuni mardi sous la présidence de sa direction collégiale, a réaffirmé son attachement à l’esprit de la Charte de la Majorité. Dans un message à peine voilé, le parti souligne que ce cadre impose une concertation et un dialogue permanents sur les réformes complexes. Cette déclaration intervient après la crise déclenchée par la gestion du dossier de la profession d’avocat, où l’intervention directe du Chef du gouvernement pour désamorcer les tensions — sans impliquer le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi — a provoqué d’importants remous au sein de l’alliance.

Soutien à la médiation parlementaire et à Abdellatif Ouahbi

Dans son communiqué, le PAM a salué la « grande abnégation » des groupes parlementaires, tant de la majorité que de l’opposition, pour leur rôle de médiation. Le parti considère que ces initiatives s’inscrivent au cœur des prérogatives constitutionnelles de l’institution législative. Tout en louant cet esprit de responsabilité collective, le Bureau politique a tenu à souligner l’ouverture au dialogue du ministre de la Justice, précisant que son interaction avec la médiation parlementaire avait été, selon lui, « avortée ».

Le parti s’est également dit fier des réformes engagées par le ministère de la Justice, estimant qu’elles dépassent les ambitions du programme gouvernemental initial grâce à une approche participative, tout en dénonçant les tensions institutionnelles qui ont transformé le projet de loi sur la profession d’avocat en un véritable point de friction au sein de l’exécutif.

Les dessous d’une fracture entre Akhannouch et Ouahbi

Selon des sources citées précédemment par Belpresse, l’étincelle du conflit a jailli lorsque Aziz Akhannouch a pris l’initiative unilatérale de geler le transfert du projet de loi au Parlement pour apaiser la colère des avocats, une démarche effectuée sans coordination préalable avec le ministre de la Justice, pourtant premier responsable du dossier.

Si cette intervention visait à calmer le jeu, elle a été perçue par l’entourage du ministre comme un dépassement politique affaiblissant sa position de négociateur. M. Akhannouch a ouvert des canaux directs avec l’Association des Barreaux du Maroc (ABAM) dans une approche pragmatique destinée à éviter un blocage législatif. Ce court-circuitage a provoqué un mécontentement tel que le ministre de la Justice aurait, selon certaines sources, envisagé de demander à être déchargé de ses fonctions, illustrant la profondeur du schisme au sein de la majorité.

Actualités diverses : Élections 2026, Inondations et Diplomatie

Sur le plan organisationnel, le PAM a discuté des grandes lignes de son programme électoral pour 2026, affirmant sa préparation politique et la dynamisation de ses organisations de femmes et de jeunesse.

Concernant les récentes inondations, le parti a salué la mobilisation des Forces Armées Royales (FAR), de la Gendarmerie Royale et des autorités locales. Il a exprimé son soutien aux directives royales visant à aider les sinistrés, espérant une mise en œuvre rapide des programmes d’assistance aux familles.

Sur le front diplomatique, le Bureau politique s’est réjoui de l’évolution du dossier du Sahara marocain, appelant à une accélération de l’initiative d’autonomie. Le parti a également salué la réélection du Maroc au Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA. Enfin, l’adhésion du Royaume au partenariat international sur les métaux stratégiques mené par les États-Unis a été soulignée comme un signe de confiance internationale envers la stabilité économique du Maroc.

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