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El Azami réaffirme le refus de tout contact avec Israel en cas de gouvernement futur

Driss El Azami El Idrissi, député et secrétaire général adjoint du Parti de la Justice et du Développement (PJD), a affirmé ce lundi 16 février 2026, lors d’une conférence organisée par la Fondation Al-Faqih Al-Tetouani, que s’il était nommé ministre dans le prochain gouvernement, il ne recevrait aucun représentant du régime israélien.

El Azami a souligné la nécessité de rompre définitivement les relations avec Israel, invoquant les crimes continus commis selon lui par le régime. Il a précisé que, bien que son parti n’ait pas encore finalisé une vision détaillée sur toutes les grandes questions en cas de victoire électorale, sa position sur la normalisation reste claire et ferme.

Selon ses propos, le PJD considère la normalisation comme un « détonateur de tensions » dans la région et appelle à une rupture définitive des liens avec Israël. El Azami a même affirmé que, personnellement, il chercherait à arrêter un « criminel de guerre » si les moyens légaux le lui permettaient, rappelant que le groupe parlementaire du parti a voté contre les accords avec Israël.

Sur le plan interne, El Azami a loué la diversité des compétences au sein du PJD, affirmant que le parti dispose de personnalités capables de devenir secrétaire général ou même chef du gouvernement, grâce à une culture du débat et de confrontation d’idées constructive. Il a réfuté toute idée selon laquelle l’actuel secrétaire général, Abdelilah Benkirane, empêcherait l’émergence de nouvelles figures.

El Azami s’est dit prêt à assumer la fonction de secrétaire général dans le futur, tout en saluant la manière dont Benkirane a permis les critiques internes, contribuant à faire émerger de véritables compétences, que ce soit au niveau de la gestion gouvernementale passée, des collectivités territoriales ou du parlement.

Il a également rejeté toute notion « d’exclusion systématique » au sein du parti, précisant que ceux qui ont quitté ou démissionné restent « des frères » dont les contributions sont reconnues. El Azami a évoqué les tensions politiques avant que Saadeddine El Othmani ne prenne la tête du gouvernement en 2016, notant que Benkirane aurait dû diriger ce gouvernement, mais qu’il avait refusé la pression exercée par Aziz Akhannouch.

Il a défendu El Othmani, qualifié de « leader national », tout en reconnaissant que personne n’est infaillible. Selon lui, le parti a retrouvé sa force et sa place politique après la sévère défaite des élections de 2021, avec des instances locales et parallèles redevenues actives.

El Azami a conclu en reconnaissant que des erreurs avaient été commises lors de l’expérience passée, dont une partie incombe au parti et l’essentiel à des facteurs externes, tout en affirmant l’ambition du PJD de revenir en tête des prochaines élections ou au moins de figurer parmi les principaux acteurs politiques.

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