Dans le sillage de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, la lecture des rencontres diplomatiques liées à la question du Sahara change de paradigme. Au-delà des communiqués officiels, c’est désormais l’architecture même de ces échanges qui retient l’attention des observateurs. Le format, le choix des interlocuteurs et le timing des annonces constituent des indicateurs clés d’une nouvelle phase de gestion du dossier.
Intervenant sur le plateau de l’émission « Maa Al Hadath », le politologue Miloud Belcadi a souligné l’importance de ce qu’il appelle la « diplomatie de la forme ». Selon son analyse, le formalisme international n’est pas une simple courtoisie, mais un vecteur de messages stratégiques. La manière dont une réunion est orchestrée reflète, selon lui, les intentions réelles des puissances médiatrices et le degré d’urgence qu’elles souhaitent imprimer au processus.
Une volonté d’accélération
L’analyste note une évolution notable dans l’approche américaine. Pour Belcadi, les récentes séquences diplomatiques indiquent une volonté de Washington de traduire les dispositions de la dernière résolution onusienne en actes concrets. Cette dynamique semble marquer un tournant : le passage d’une gestion statique du conflit vers une recherche active de solutions pragmatiques, avec un calendrier politique plus resserré.
Un contexte régional sous pression
Cette mutation intervient alors que les pressions internationales s’intensifient pour stabiliser la région. Miloud Belcadi n’exclut pas une redéfinition des positions des différentes parties, dictée par les mutations géostratégiques actuelles. L’environnement global pousse désormais à une clarification des engagements pour sortir de l’impasse des années précédentes.
En conclusion, l’expert rappelle que dans la diplomatie moderne, les détails protocolaires préfigurent souvent les annonces de fond. En analysant la rigueur et le cadre des dernières discussions, on peut déjà esquisser les contours des futurs développements du dossier, bien avant que les conclusions officielles ne soient rendues publiques.






