Après une accalmie relative de la météo ces dernières heures, suite à une série de perturbations et de précipitations qui ont touché plusieurs régions du pays, la vigilance reste de mise au Maroc, notamment avec les disparités climatiques régionales et la persistance des perturbations atlantiques. Un nouveau phénomène atmosphérique, baptisé « Nils », devrait affecter le nord du Royaume, selon les services météorologiques européens.
Les citoyens, en particulier dans les zones ayant subi de fortes pluies, chutes de neige ou autres catastrophes naturelles, suivent avec attention l’évolution météorologique pour les jours à venir, afin de savoir si le temps va se stabiliser ou si une nouvelle vague de perturbations est à prévoir.
Ce contexte s’inscrit dans un hiver marqué par des fluctuations rapides, avec l’enchaînement de dépressions affectant le nord et le centre du pays, accompagnées de pluies variables, de vents parfois forts et d’une baisse notable des températures, surtout en altitude.
À ce propos, Hussein Youabed, responsable à la Direction générale de la météorologie, a indiqué que l’amélioration actuelle reste temporaire. Il a précisé que les journées de vendredi et samedi verront le retour de précipitations dans la moitié nord du pays, du fait de l’approche d’une nouvelle dépression.
Les pluies seront parfois orageuses, notamment dans les régions du Rif, de Tanger, du Loukkos et du Sais. Des chutes de neige sont prévues sur les hauts plateaux de l’Atlas, le Rif et l’Oriental, à partir de 1300 mètres d’altitude, avec des vents forts à très forts dans plusieurs zones du nord et du centre, ainsi qu’une baisse sensible des températures diurnes.
Pour la période allant de dimanche à mardi prochain, un rétablissement progressif et une stabilité relative sont attendus sur l’ensemble du pays, avec des vents modérés à forts dans le sud pouvant provoquer localement des tempêtes de poussière et une hausse des températures diurnes.
Quant à la période du mercredi au vendredi suivants, la météo restera instable avec des risques de nouvelles précipitations, en attendant les mises à jour des modèles météorologiques.
Les dernières prévisions européennes indiquent que la dépression « Nils » (Storm Nils) devrait atteindre le nord du Maroc vendredi 13 février 2026, poursuivant la série de perturbations violentes qui affectent la région depuis plusieurs semaines.
Selon Météo France, Nils entraînera des vents violents pouvant atteindre 120 à 140 km/h sur les côtes atlantiques et éventuellement plus dans certaines zones comme la Corse, accompagnés de fortes pluies et de risques d’inondations locales en France et en Europe occidentale avant de se diriger vers le sud.
Les services européens précisent que Nils progressera de l’Atlantique vers l’Europe de l’Ouest et la Méditerranée en fin de semaine, transportant des masses d’air humides et instables, ce qui se traduira par la poursuite des pluies et la formation de nuages denses sur le nord du Maroc dès vendredi matin.
Cette zone a déjà été affectée par les tempêtes atlantiques « Leonardo » et « Marta », qui ont provoqué de fortes précipitations, des inondations et des dégâts sur les infrastructures locales.
Les prévisions marocaines annoncent des pluies variables, particulièrement sur les côtes atlantiques nord et centre, ainsi que dans l’intérieur du pays, notamment Tanger, le Rif, le Loukkos et le Gharb, accompagnées d’une baisse des températures et d’un flux d’air froid dans les couches supérieures de l’atmosphère, favorisant des chutes de neige sur les sommets de l’Atlas, des vents soutenus et des rafales pouvant perturber la circulation et la navigation maritime.
Si l’arrivée de la dépression vendredi est confirmée, le nord du pays pourrait recevoir des précipitations supérieures aux prévisions précédentes, ce qui nécessite vigilance et précautions de la part des habitants et des autorités locales.
Cette nouvelle dépression s’inscrit dans une série d’événements météorologiques violents affectant le Maroc et l’Europe cet hiver, alors que le sol reste saturé après les tempêtes précédentes, augmentant le risque de crues et d’inondations rapides sur les côtes nord du Royaume.






