Le Congrès National Extraordinaire du Rassemblement National des Indépendants (RNI) a dessiné, à travers ses résultats de vote, les contours d’une nouvelle ère pour la direction du parti. Le scrutin a ainsi scellé la victoire de Mohamed Chouki à la présidence du parti, suite à la décision d’Aziz Akhannouch de ne pas briguer un nouveau mandat.
M. Chouki a recueilli plus de 1 910 voix sur l’ensemble des suffrages des congressistes. Ce score est perçu comme un indicateur clair de l’ampleur du soutien dont il bénéficie au sein de la formation, bien qu’il ait abordé cette échéance en tant que candidat unique. Dans la région de Fès-Meknès, dont il était le coordinateur régional, il a obtenu 235 voix sur 268 électeurs, confirmant ainsi son ancrage organisationnel et sa solidité auprès des bases du parti.
La légitimité par les urnes
Malgré le climat de consensus qui a régné sur le congrès, la commission préparatoire a tenu à recourir au vote. Cette démarche a été saluée comme une réaffirmation de l’attachement aux procédures démocratiques internes. Rachid Talbi Alami, président du congrès, a expliqué que l’arbitrage des urnes demeure l’option idéale, même en cas de candidature unique, car il confère au nouvel élu une légitimité organisationnelle indiscutable et consacre les traditions démocratiques du parti.
M. Talbi Alami a ajouté que le consensus n’annule en rien l’importance du vote, mais qu’il le renforce au contraire. Impliquer les congressistes dans ce moment charnière permet de consacrer le respect de la volonté collective via les canaux légaux, offrant ainsi à la nouvelle direction une force supplémentaire pour aborder la phase à venir.
Un front uni pour les défis futurs
L’événement a rassemblé plus de 2 500 congressistes, marqués par la présence massive des dirigeants du parti. Cette mobilisation est une expression collective de soutien politique et organisationnel envers Mohamed Chouki. Elle traduit également la conviction des militants de la nécessité pour le parti de s’avancer uni vers les prochaines échéances électorales, dans un contexte politique exigeant, selon les intervenants, une cohésion interne et une continuité dans les choix stratégiques.





