Lors d’un congrès extraordinaire empreint de solennité, le président sortant du Rassemblement National des Indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, a scellé son départ de la tête du parti. Entre bilan de cohésion et passage de flambeau stratégique, il a plaidé pour une pratique politique transcendée par l’intérêt général.
Le sens du devoir au-delà des fonctions
S’exprimant devant les cadres et militants du parti, Aziz Akhannouch a d’emblée tenu à clarifier le sens de son engagement. Pour lui, sa présence constante aux avant-postes de l’organisation n’a jamais été une quête de prestige ou de titres, mais le reflet d’une « foi inébranlable dans l’action partisane sérieuse ». Ayant guidé le navire RNI à travers une période charnière de l’histoire contemporaine du Maroc, il a réaffirmé sa responsabilité politique envers une famille qu’il a structurée et menée vers les sommets.
Une succession sous le sceau de la continuité
Le moment fort de cette rencontre a été l’officialisation du passage de relais. Aziz Akhannouch, qui avait déjà exprimé sa volonté de ne pas briguer de nouveau mandat, a réitéré son soutien à Mohamed Chouki, désormais candidat unique pour lui succéder. Ce choix, a-t-il précisé, ne relève pas du simple désistement, mais d’une volonté délibérée de « faire primer l’intérêt supérieur du parti sur les ambitions personnelles », assurant ainsi une stabilité vitale à l’institution.
La politique comme sacerdoce
Sur un ton plus doctrinal, le président sortant a rappelé que la politique, lorsqu’elle est dépouillée d’ego et pratiquée avec intégrité, accède au rang de « mission noble ». Dans un monde bousculé par des mutations internationales fulgurantes, il a exhorté la classe politique à se hisser à la hauteur des défis du moment.
« L’essence du politique réside dans sa capacité à répondre aux attentes des citoyens et à mettre chaque ressource au service de la patrie », a-t-il martelé, érigeant l’utilité publique en boussole absolue.
L’harmonie gouvernementale : le rempart contre l’incertitude
Revenant sur l’expérience de la coalition actuelle, M. Akhannouch a salué le « rendez-vous de la confiance » honoré par les citoyens. Pour lui, cette légitimité impose un devoir de performance qui ne peut s’épanouir que dans une « majorité harmonieuse ». Rompant avec les cacophonies et les querelles intestines des mandats précédents — qu’il juge responsables de l’érosion de l’action publique — il a loué la logique de travail collectif qui prévaut aujourd’hui.
En conclusion, il a souligné que c’est précisément cette cohésion gouvernementale qui a permis au Maroc de tenir son cap. Dans un environnement régional et international saturé d’incertitudes et de turbulences, cette unité de rang a été le socle de la stabilité des grands choix stratégiques du Royaume, permettant ainsi de transformer les crises en opportunités de résilience.





