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PJD : de vives tensions internes autour du mode de désignation des candidats pour 2026

Selon des sources concordantes au sein du Parti de la justice et du développement (PJD), des divergences organisationnelles profondes traversent actuellement les rangs de la formation islamiste, sur fond de désaccords autour des mécanismes de désignation des candidats aux prochaines élections. La question, particulièrement sensible, devrait être tranchée lors d’une prochaine réunion du Conseil national, appelé à se prononcer de manière définitive.

Au cœur du débat figure une proposition visant à confier aux secrétariats régionaux la compétence de statuer sur les candidatures électorales. Défendue par une partie de la direction, cette option s’inscrit dans une logique de décentralisation interne et de renforcement du rôle des structures territoriales, jugées plus à même d’apprécier les réalités locales et les profils des candidats.

Ce choix est toutefois loin de faire l’unanimité. Plusieurs cadres influents du parti plaident pour le maintien d’un mode de désignation centralisé, estimant que l’investiture des candidats doit rester une prérogative exclusive du secrétariat général, garant selon eux de la cohérence politique et de la discipline organisationnelle du PJD.

Entre ces deux positions, une troisième voie commence à émerger. Elle consisterait à instaurer un mécanisme hybride, accordant aux structures régionales le pouvoir de procéder à une première sélection ou à une proposition de candidatures, tout en laissant à l’instance centrale le soin de valider, modifier ou rejeter ces choix. Dans ce schéma, toute objection du secrétariat général devrait être motivée et formalisée par écrit, afin de préserver la transparence du processus et de limiter les crispations internes.

Ce dossier s’annonce comme l’un des points les plus sensibles des travaux à venir du Conseil national. La direction du PJD tente ainsi de concilier les impératifs de discipline partisane avec la nécessité de restaurer la confiance des militants et de redynamiser les structures régionales. L’enjeu est d’autant plus crucial que le parti aborde une phase charnière de son histoire, à l’approche des élections législatives de 2026, perçues comme une occasion décisive de rebond après la lourde défaite subie en 2021, qui avait réduit sa représentation parlementaire à treize sièges.

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