Le Club des avocats au Maroc a annoncé sa décision de saisir les instances disciplinaires de la FIFA et de la CAF à la suite des déclarations publiques du président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, accusant le Royaume de manipulation institutionnelle au sein du football africain.
Dans un communiqué publié cette semaine, l’organisation professionnelle a dénoncé avec fermeté des propos jugés diffamatoires et attentatoires à l’intégrité du football continental. Selon le Club des avocats, les accusations portées par Fall — affirmant que le Maroc exercerait une influence occulte sur la CAF — relèvent d’une « calomnie institutionnelle » et dépassent largement le cadre de la critique sportive.
Le communiqué précise que ces accusations sont dépourvues de fondement juridique ou factuel et contribuent à fragiliser la cohésion du football africain, alors que celui-ci cherche à renforcer son unité et sa crédibilité sur la scène internationale. Le Club des avocats rappelle que de tels propos constituent une violation des articles 14, 15 et 16 du Code d’éthique de la FIFA, ainsi que de l’article 82 du Code disciplinaire de la CAF, et peuvent être sanctionnés par des amendes ou des interdictions d’exercer des fonctions footballistiques.
Le Club a par ailleurs indiqué qu’il activera officiellement les procédures de saisine prévues par la FIFA et la CAF, afin que les organes compétents examinent les faits et, si nécessaire, engagent des poursuites disciplinaires. Cette démarche vise à protéger l’intégrité du football marocain et à rappeler que la réputation des institutions sportives ne saurait être mise en cause par des déclarations infondées.
Ces tensions interviennent dans le sillage de la finale de la CAN 2025, où le Sénégal a battu le Maroc après un match marqué par des incidents médiatiques et institutionnels. La polémique s’est intensifiée après les déclarations du joueur sénégalais Ismaïla Jakobs, rapidement démenties par son coéquipier Idrissa Gana Gueye, et s’est trouvée amplifiée par les propos de Fall.
Dans ses interventions, le président de la FSF a critiqué l’organisation logistique, le choix des hôtels, la sécurité et même le lieu d’entraînement de son équipe. Il a également affirmé que l’identité de l’arbitre de la finale ne lui avait été communiquée que la veille du match, ce qui aurait, selon lui, empêché toute possibilité de contestation.
Pour le Club des avocats marocain, ces accusations sont non seulement infondées mais portent atteinte à la crédibilité de la CAF et à l’image du football africain. La commission disciplinaire de la CAF, dont la réunion a été reportée au mardi 27 janvier à la demande de la FSF, pourrait désormais trancher sur ces questions et déterminer d’éventuelles sanctions.
En conclusion, le Club des avocats insiste sur la nécessité de défendre la probité des institutions sportives et la dignité du football marocain face à toute tentative de diffusion de calomnies ou de manipulations médiatiques.





