Le bureau national du Syndicat national des employés de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), a annoncé son intention d’élaborer un nouveau programme de mobilisation, en réaction à ce qu’il qualifie de « gestion irresponsable » du ministère de l’Enseignement supérieur face aux revendications nationales des salariés.
À cet effet, le bureau a décidé d’observer une grève nationale générale de trois jours, les 3, 4 et 5 février prochains, dans l’ensemble des établissements universitaires. Cette action sera menée parallèlement à une grève spécifique du secteur de l’Éducation nationale prévue le 22 janvier, dans le cadre d’une escalade des formes de protestation traduisant un climat de tension croissante au sein des universités marocaines.
Par ailleurs, le bureau national du syndicat s’est félicité du « grand succès » de la grève du 20 janvier et du sit-in organisé devant le siège du ministère de tutelle à Rabat. Le syndicat a estimé que la large participation des fonctionnaires, malgré des conditions météorologiques difficiles, a envoyé un message clair selon lequel « la dignité des employés de l’enseignement supérieur est une ligne rouge ».
En outre, l’organisation syndicale a adressé de vives critiques au ministre de tutelle, exprimant son étonnement face à ce qu’elle décrit comme une « évasion systématique » du dialogue officiel avec le bureau national, tenant le ministère pour entièrement responsable de la situation de tension sans précédent que connaît le secteur en raison de « l’absence de dialogue ».
Le syndicat a également réaffirmé son rejet catégorique de la loi régissant l’enseignement supérieur (loi n° 59.24), adoptée par la Chambre des représentants, qu’il qualifie de « recul grave » par rapport aux acquis des employés.
Il a en outre appelé à la mise en œuvre immédiate du statut particulier des employés de l’enseignement supérieur dans le cadre de la fonction publique, conformément aux engagements antérieurs.
En conclusion de son communiqué, le bureau national a indiqué être en train de finaliser un « programme de lutte escalatoire de qualité », dont l’annonce est imminente, appelant l’ensemble des adhérents et des travailleurs à poursuivre la mobilisation et à resserrer les rangs en vue des prochaines échéances, jusqu’à « l’obtention des revendications justes et légitimes ».
Il est à rappeler que la Chambre des représentants a adopté, lors d’une séance législative tenue mardi dernier, à la majorité, le projet de loi n° 59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, dans le cadre d’une deuxième lecture. Le texte a été approuvé par 82 députés, tandis que 33 s’y sont opposés.






