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Défense au Maroc, accélération “haute technologie” entre bouclier aérien, drones et ISR spatial..!

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« Pr. Dr-Eng. Ahmed BOUTAMO, PhD, est ingénieur et universitaire, spécialiste des enjeux technologiques et de gouvernance, avec plus de 30 ans d’expérience en enseignement et en conseil stratégique.
Chercheur et expert des dynamiques géopolitiques et industrielles, il accompagne des organisations publiques et privées sur des sujets liés à l’innovation, à la souveraineté et à la transformation.
Il intervient comme conseiller collaborateur indépendant auprès du Président Emmanuel Macron, et porte plusieurs initiatives académiques et de réflexion stratégique entre le Maroc 🇲🇦 , la France 🇫🇷 et la Suisse 🇨🇭. »


Au début de 2026, le Royaume du Maroc confirme une montée en gamme rapide de ses capacités de défense, portée par trois axes technologiques majeurs : défense aérienne multicouche, drones et industrialisation locale, et renseignement–surveillance–reconnaissance (ISR) spatial.

Premier signal fort : la défense sol-air. Début janvier 2026, plusieurs médias rapportent la mise en service opérationnelle du Barak MX, un système modulaire de nouvelle génération combinant radars, centre de commandement et lanceurs, conçu pour traiter un spectre large de menaces.

Deuxième bascule, plus structurante encore : l’émergence d’un pôle industriel “drone” à Benslimane. Le groupe turc Baykar, via sa filiale Atlas Defense, avance sur un projet d’usine au Maroc, présenté comme une étape vers une logique “produire-maintenir-déployer” localement. Dans le même temps, des articles évoquent des projets liés à des drones/munitions rôdeuses, avec une perspective de montée en cadence en 2026 (à prendre comme informations de presse, toutes les données n’étant pas officiellement détaillées).

Côté capacités opérationnelles, Rabat a également franchi un cap avec l’arrivée du Bayraktar Akıncı : la réception d’un premier appareil a été rapportée début février 2025, marquant le début d’un cycle de livraisons.

Troisième levier : l’ISR spatial. En juillet 2024, la presse internationale a largement relayé un contrat autour de satellites Ofek 13 (IAI), perçus comme un saut de génération pour l’observation radar “toutes conditions”, avec un horizon de livraison évoqué sur plusieurs années.

Cette dynamique est enfin cadrée par un effort budgétaire : le budget défense 2026 est annoncé à 73 milliards de dirhams, en hausse par rapport à 2025, avec une ventilation discutée au Parlement (personnel, matériel/dépenses, investissements).

Dernier indicateur de visibilité internationale : le Marrakech Airshow 2026, vitrine régionale aérospatiale & défense, est d’ores et déjà annoncé pour octobre 2026, confirmant l’ambition du Maroc de se positionner aussi comme plateforme industrielle et technologique.

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