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Un rapport plaide pour recentrer le soutien agricole sur les cultures vivrières

Le Centre africain des études stratégiques et de la digitalisation a appelé, dans une note analytique publiée le 10 décembre 2025, à une réorientation des mécanismes de soutien et d’incitation agricoles en faveur des cultures garantissant la sécurité alimentaire nationale, en particulier les céréales, les légumineuses et les légumes, tout en réduisant la dépendance aux cultures destinées à l’exportation.

Le rapport souligne que la poursuite d’une politique axée principalement sur les cultures d’exportation, dans un contexte marqué par les aléas climatiques, la hausse des coûts d’importation et la pression croissante sur les ressources hydriques, pose de réels défis à la réalisation de la souveraineté alimentaire. Il insiste, à cet égard, sur la nécessité de revoir les politiques agricoles afin de donner la priorité à la production destinée au marché intérieur.

La même source indique que l’orientation du soutien vers les cultures vivrières contribuerait à renforcer la stabilité des marchés nationaux, à atténuer les fluctuations des prix et à réduire la dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs, tout en apportant un appui accru aux petits et moyens agriculteurs, considérés comme le pilier fondamental de la sécurité alimentaire.

Dans ce contexte, plusieurs acteurs et spécialistes du secteur agricole appellent le gouvernement à adopter des mesures concrètes pour restructurer le système de soutien, notamment en encourageant la culture des céréales, des légumineuses et des légumes, en améliorant l’accès au financement, aux semences et aux engrais, et en investissant dans des techniques d’irrigation économes en eau.

La note analytique met également l’accent sur l’importance d’adopter une vision stratégique intégrée de la sécurité alimentaire, fondée sur un équilibre entre les besoins du marché intérieur et les engagements à l’exportation, tout en garantissant la durabilité environnementale et la préservation des ressources naturelles.

Ce débat s’inscrit dans un contexte national marqué par des défis climatiques et économiques croissants, faisant de la réorientation des politiques agricoles vers l’autosuffisance et le renforcement de la souveraineté alimentaire une priorité urgente de l’agenda gouvernemental.

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