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Rabat : La Génération Z descend dans la rue et met les autorités sur le qui-vive

Plusieurs villes du Maroc ont été le théâtre d’interventions policières hier; samedi 27 septembre 2025, visant à disperser des sit-in et des marches de protestation initiés par des appels circulant sur les réseaux sociaux les 27 et 28 septembre, dans ce qui est désormais désigné comme les manifestations de la « Génération Z ».

À Rabat, un dispositif sécuritaire important a quadrillé tous les accès menant à la place du Parlement. Les forces de l’ordre y ont procédé à la dispersion des manifestants et à de nombreuses arrestations, parmi lesquelles celles de Farouk Mehdaoui, avocat et conseiller communal de la Fédération de la gauche démocratique, ainsi que de Abdelhamid Amine, ancien président de l’Association marocaine des droits humains.

Les autorités ont continué d’empêcher toute tentative de rassemblement aux abords de l’avenue Mohammed V, escortant des dizaines de jeunes manifestants vers les fourgons de police, dans un climat de forte tension.

Des interventions similaires ont été signalées à Casablanca, où les forces de l’ordre ont empêché la tenue d’une manifestation prévue au parc de la Ligue Arabe, dispersant les présents et procédant à plusieurs interpellations. À Tanger, un important dispositif sécuritaire a également été déployé pour contenir une tentative de rassemblement sur la place des Nations.

Ces mobilisations, relayées massivement sur les plateformes sociales, exprimaient des revendications centrées sur l’amélioration des services publics et l’accès équitable à l’éducation et à la santé. Leur résonance a suscité une réaction sécuritaire d’ampleur dans plusieurs villes du Royaume.

De son côté, la Fédération de la gauche démocratique a dénoncé dans un communiqué publié vendredi 26 septembre « une approche répressive et sécuritaire » face à des mobilisations pacifiques. Le parti a estimé que cette stratégie « ne ferait qu’aggraver la crise et attiser les tensions, au risque de plonger le pays dans une spirale d’instabilité lourde de conséquences pour son avenir ».

Selon le même communiqué, « les revendications portées aujourd’hui par la jeunesse marocaine s’inscrivent dans le prolongement des luttes historiques du peuple et de ses forces démocratiques et progressistes », tout en saluant « l’engagement conscient des jeunes dans les causes nationales ».

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