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La revue de presse de ce lundi 22 avril

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Le Matin

Chambre des représentants : la course à la Commission de la justice divise l’opposition et compromet la reprise de l’action parlementaire

Un bras de fer plutôt inattendu entre les principales forces d’opposition à la Chambre des représentants vient retarder le parachèvement des instances de l’Institution législative. Et pour cause, la présidence de la stratégique Commission de justice est âprement disputée par l’USFP et le Mouvement populaire. Une lutte qui menace d’affaiblir le poids de l’opposition face à une majorité numériquement forte. Dans une tentative de médiation, le PPS joue les bons offices, et l’issue de sa démarche pourrait être connue dès ce lundi. Le dénouement de ce différend est d’autant plus crucial que la reprise du travail normal en dépend.

Dopé par l’éolien, le parc électrique national monte en puissance

Une avancée significative pour le Maroc dans le secteur énergétique : après avoir dépassé la barre symbolique des 11.000 mégawatts (MW) en 2022, la puissance installée du parc électrique national a été encore renforcée en 2023, selon le bilan annuel fraîchement dévoilé. Portée par les énergies renouvelables, cette progression est largement attribuée à l’éolien dont la capacité installée a franchi un nouveau cap. Malgré la prédominance actuelle du thermique dans le mix électrique, le Maroc s’oriente résolument vers la transition énergétique avec une part d’environ 40,7% pour les renouvelables. Parallèlement à l’expansion de la capacité électrique, le réseau de transport a été également élargi témoignant des efforts du pays pour garantir un accès universel à l’énergie, illustré par un taux d’électrification rural atteignant 99,88% en 2023.

L’Opinion

Directeur de Czech Trade au Maroc: “Les entreprises tchèques manifestent un intérêt croissant pour le marché marocain”

Les échanges commerciaux entre le Maroc et la République tchèque vont crescendo ces dernières années. La position positive de Prague sur la question du Sahara marocain a favorisé la consolidation de la relation entre les deux pays, ouvrant même des opportunités économiques avantageuses dans les deux sens. Les entreprises tchèques explorent ainsi ces opportunités, de sorte à tirer profit de cette période où le Maroc s’est transformé en réelle terre d’investissement. Rabat cherche de son côté des « deals » gagnant-gagnant, pour garantir une prospérité partagée. “Les entreprises tchèques manifestent un intérêt croissant pour le marché marocain, propice aux opportunités dans des secteurs tels que l’industrie automobile, l’énergie, les technologies environnementales et l’agriculture”, a affirmé Jakub Atarsia, directeur de «Czech Trade» au Maroc

Industrie X.0: quels enjeux et quels défis pour les entreprises marocaines ?

La majorité des entreprises marocaines sont conscientes des enjeux de l’industrie du futur, mais il n’empêche que leur niveau de préparation reste limité. C’est ce qui ressort d’une récente enquête de l’Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES), qui précise que seules 15% des entreprises sondées ont un niveau élevé de numérisation, pour plusieurs raisons dont le manque de ressources financières. 25% des entreprises mènent des efforts de numérisation de manière indépendante, ce qui peut limiter les avantages de l’industrie du futur, qui requiert une approche plus intégrée. Une tendance positive est, néanmoins, observée au sein du secteur industriel, dont 45% des opérateurs tentent de mettre en œuvre des initiatives visant à moderniser leurs activités.

Les Inspirations éco

Fraude à l’assurance: une véritable épine dans le pied du secteur au Maroc

La fraude à l’assurance représente un fléau mondial qui n’épargne pas le Maroc. Selon les déclarations d’un dirigeant d’une compagnie d’assurance, ce phénomène dans le segment automobile pèserait entre 4 et 5% du chiffre d’affaires du secteur des assurances au Royaume. Un niveau qualifié de «raisonnable» au regard des normes mondiales mais qui souligne l’ampleur du défi à relever. «La fraude fait partie de l’écosystème de l’assurance, partout au monde, pas particulièrement au Maroc», affirme le dirigeant. Cependant, elle peut prendre des formes organisées, centralisées autour de certaines régions, villes et réseaux spécialisés dans la gestion de faux sinistres. Du côté des assureurs, des efforts sont déployés depuis des décennies pour lutter contre ce fléau. La mise en place de bases de données centralisées permet de partager les informations sur les sinistres et d’identifier plus facilement les cas suspects.

Le SIAM en quête de systèmes agricoles résilients

Le Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) revient cette année avec un accent particulier mis sur les systèmes de production durables et résilients. Cet événement incontournable pour le secteur agricole national zoomera sur les défis posés par le changement climatique et les solutions innovantes pour adapter les systèmes de production agricole. En effet, ces derniers, principalement basés sur les cultures céréalières et légumineuses en zone pluviale, sont de plus en plus vulnérables aux impacts du changement climatique. Les précipitations annuelles moyennes sont en baisse, les sécheresses sont plus intenses et fréquentes, et la période de croissance des cultures se réduit considérablement. Cette situation met à rude épreuve les exploitations agricoles qui peinent à adapter leurs pratiques. La surexploitation des ressources naturelles, notamment l’eau et les sols, est une conséquence directe de cette vulnérabilité accrue.

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